Fonseca – N°1

Fonseca n°1.jpg
Prologue

Cape / Sous-Cape / Tripe : Cuba

Prix : 6,80€

Il y a plus d’un an déjà, ce module m’avait intrigué en civette, je dois bien le dire j’étais supris de voir un lonsdale cubain à moins de 7€.

Du reste je connais mal Fonseca, j’ai bien souvenir d’un corona, vraisemblablement le cosacos, dégusté alors que je découvrais le monde du cigare. Si son souvenir m’est plutôt agréable, je ne me rappelle d’aucune envolée lyrique… voyons ce que donnera son grand frère !

Vous l’aurez remarqué, ce N°1 comme toutes les vitoles de la marque Fonseca est drappé dans une feuille de soie. Cette particularité m’amuse, j’ai un peu l’impression de déballer un cadeau, et une fois cette feuille ôtée, le lonsdale est beau.

Élancé comme ses confrères lonsdales, ce N°1 a une cape colodaro-maduro nervurée, son corps est souple mais bien rempli, dans un rendu très gourmand. Cette gourmandise se confirme à cru, dégustation à cru dans laquelle se mêlent les arômes de bois précieux et de brioche : j’ai hâte d’allumer ce cigare !

Dégustation

La dégustation débute en douceur.

La fumée est immédiatement épaisse, suave, tapissant bien le palais sans l’assècher, c’est bon ça !

Côté aromes, la première moitié de ce N°1 se partage entre le miel et la brioche. Étrangement, le bois précieux préssenti à cru n’est pas vraiment présent si ce n’est sous la forme de touches discrètes au détour d’une bouffée ci et là, la gourmandise prédomine donc !

Évoluant sur deux moitiés, ce lonsdale délivre sur la seconde partie des arômes de café torréfié et de cacao. On reste donc dans la gourmandise sans friser l’ennui, c’est maîtrisé, c’est aromatique, c’est fin, en bref : c’est bon !

Épilogue

J’ai passé deux petites heures très agréable en compagnie du Fonseca N°1. Certes, il peut lui être repproché de ne pas avoir une longueur en bouche exceptionnelle ou encore de n’évoluer que sur deux moitiés et donc de ne pas évoluer à plusieurs reprises… mais c’est vraiment pour critiquer !

Et surtout… ce N°1 est vraiment bon ! Et si j’arrive à remettre la main dessus j’en reprendrais sans hésiter ! Car oui j’ai découvert après cette dégustation que ce cigare était dur à trouver, si vous savez quelle civette en a n’hésitez pas à me faire signe !

Pour conclure, je me suis fait plusieurs fois la réflexion en fin de dégustation que, toutes proportions gardées, ce N°1 avait quelque chose d’un Bolivar Gold Medal ou d’un Sancho Panza Molinos

 

Publicités

Balmoral – Añejo Xo Lancero FT (EL 2016)

Balmoral Lancero FT signée
Prologue

Cape : Brésil

Sous – cape : République Dominicaine

Tripe : République Dominicaine, Nicaragua, Brésil

Prix : 11,50€

Quel bonheur de voir des lancero arriver sur le marché !

A l’instar d’Oliva, Balmoral a sorti en 2016 un lancero, en série limitée certes (1250 boîtes), mais un lancero tout de même !

Drapé dans une cape maduro rugueuse et nervuée, ce Balmoral Añejo XO Lancero FT a fière allure avec sa perilla.

Souple, moelleux, bien rempli il dégage des odeurs de sous-bois, proches de l’humus. Cette odeur était d’ailleurs extrêmement forte lors de l’achat en civette, et si elle est toujours présente elle est calmée, quelques mois de cave ont sans doute été très bénéfiques à ce cigare.

A cru la palette aromatique reste dans le même registre avec des touches boisées et de champignons. Le tirage semble parfait, décidément cette vitole est appétissante !

Dégustation

L’attaque est douce, parfaite comme elle peut l’être avec ce genre de module : une fumée suave, épaisse, longue en bouche… j’avoue être scotché, je ne m’attendais pas à cela avec un blend Dominicain, Brésilien et Nicaraguayen ! Cela me rappelle d’ailleurs un article publié dans « l’Amateur de Cigares » où étaient évoqués les blend. Y était justement interviewé le créateur de la gamme Añejo Xo de Balmoral, j’avais dans la foulée dégusté un robusto de cette gamme mais ce fut un échec…

Côté arômes le bois et les champignons entraperçus à cru se confirment, en toute douceur, même le poivre qui fait son apparition en fin de bouche est amené en douceur. C’est indolent mais présent, ce premier tiers est une promenade en forêt par une belle journée d’automne…

Au second tiers, pas de réelle évolution. A noter toutefois que des touches plus sucrées font leur apparition. Elles restent substiles et mêlées aux arômes boisés : un bâton de réglisse !

C’est bon, c’est vraiment bon : une belle longueure en bouche et des arômes fins, je tente une rétro-olfaction qui se dévoile sur des notes de café torréfié. Cette rétro-olfaction me surprend car du reste les arômes torréfiés ne sont pas présent dans cette dégustation. En y repensant, c’est bien là la preuve de la réussite de ce second tiers. Du sous-bois, des champignons et du réglisse, le tout traité en finesse, qui, mariés ensemble et soumis à la rétro-olfaction en fin de bouche s’harmonisent dans un rendu torréfié. Je m’égare peut-être… à retenir : c’est bon.

Le dernier tiers gagnera en puissance en éclipsant totalement les arômes sucrés, les champignons se noircissent et le poivre se fera plus présent. Si c’est moins intéressant, ça reste complètement maîtrisé et les arômes ne sont pas écrasés par la puissance.

Épilogue

Une réussite !

Ce lancero me réconcilie avec la gamme Añejo Xo. Bien sûr, on peut reprocher à ce cigare sa linéarité car oui il est clairement linéaire… linéaire mais pas franchement ennuyeux ! Dès lors, ce seul point d’ombre ne saurait ternir la dégustation outre mesure et je termine cette dégusation satisfait.

Pour conclure, mon seul regret est de n’en avoir pris qu’un !

Balmoral Lancero 2 2 Signée

Macanudo – Master Series « Inicio »

Inicio signée
Prologue

Cape : Honduras

Sous – Cape : États-Unis

Tripe : Nicaragua, Honduras, République Dominciaine, États-Unis

Prix : 9,30€

(cigare roulé en République Dominicaine)

Guillaume Tesson, est-il besoin de présenter ce monument français du cigare ?

Auteur du « Petit Larousse des Cigares » (à conseiller à tout amateur!), journaliste ayant écrit pendant 8 ans pour le magazine « L’amateur du cigare » avant d’écrire pour le « Cigar Journal », il est également l’organisateur de la « Big Smoke » à Paris, un des créateurs du (tout nouveau) podcast « Les Passeurs de Feu »… en bref un professionnel passionné qui fait vivre sa passion, la partage, et ceux pour notre plus grand plaisir !

Outre-Atlantique, Macanudo, une marque de cigares dont je ne raffole à priori pas. Sa fabrique et ses champs avaient été ouverts il y a quelques années à Benjamin Menendez, fils du créateur de la marque Montecristo, afin qu’il créé un cigare en édition limitée. La gamme « Master Series » est alors née la, et, témoignage de l’estime du monde cigaristique envers Guillaume Tesson : c’est à son tour de créer son cigare !

C’est ainsi que cet Inicio est né. Ce cigare à traduire par « début » ou « initiation » est un corona gorda (6×48) distribué uniquement en France, et en quantité limitée puisqu’il n’y a eu que 500 boîtes de 10 vitoles.

Vous l’aurez sans doute compris à cette longue introduction, j’aime beaucoup ce que fait Guillaume Tesson et sa façon d’aborder le cigare. C’est donc avec une bienveillance toute particulière que je m’apprête à déguster sa création, toutefois, et par respect envers lui, cette dégustation se doit d’être objective !

A noter par ailleurs que l’on ne sait pas quelle était réellement la liberté laissée à Guillaume Tesson dans la création du cigare : quid du choix du format ? De la liga ? Du contrôle à chaque étape ? Ces étapes entre la plantation et la pose de la bague sont extrèmement nombreuses, et in fine on ne sait pas quelle marge de manoeuvre Macanudo a réellement laissé au créateur de l’Inicio.

Dégustation

Drapé dans une cape colorado claro fine et rugueuse, ce corona gorda dégage à cru des arômes de bois précieux et laisse entrevoir un tirage qui sera parfait tout au long de la dégustation.

La première bouffée est immédiatement suave, la fumée est crémeuse, belle entame !

Côté arômes, l’Inicio se cale sur des touches lactées, briochées avec un soupçon d’amandes douces, à noter en fin de bouche un peu de bois précieux et de terre. Ce premier tiers est vraiment bien fait et constitue une belle entrée en matière. C’est suave, gourmand, et malgré des signes de jeunesse et une certaine timidité c’est franchement bon !

Au deuxième tiers, le cigare trouve son rythme de croisière qui se veut toujours gourmand. La palette aromatique est alors dominée par le lait, la brioche avec des touches cacaotées… Soyons honnêtes, ce n’est pas mauvais, mais je commence à m’ennuyer un peu…

Les fruits à coques arrivent ! Alors que le dernier tiers approche, l’Inicio passe à la vitesse supérieure et la rétro-olfaction est dominée par de l’amande douce.

Mon intérêt connaît un réel regain lorsque les arômes se font de plus en plus torréfiés, j’en avais marre de la croisière ! Ceci dit, cette montée en puissance manque un peu de finesse, dommage… A quelques centimètre de la fin l’amertume apparaît et se fait de plus en plus présente, je dégaze une fois, deux fois… ça ne résout rien, j’abandonne donc mon Inicio à contre-coeur car j’ai vraiment passé un bon moment.

Épilogue

J’ai allumé cet Inicio en fin de matinée et bien m’en a pris étant donné qu’après un repas ou en soirée il risque de se faire écraser ! J’ai clairement passé un bon moment, pas un moment exceptionnel, mais un bon moment.

Ce cigare est gourmand, généreux et j’y reviendrais avec plaisir… si je réussis à en retrouver !

Tout n’est pas parfait bien entendu, on peut reprocher à cet Inicio d’être trop consensuel, timide, de ne pas prendre suffisamment de risques, risques qui lui apporteraient davantage de personnalité. Il convient alors de se rappeler qu’ « inicio », c’est le début, l’initiation, pour conclure : Monsieur Tesson, nous attendons la suite !

Quai d’Orsay – Coronas Claro

QDO Coronas Claro signé.jpg
Prologue

Cape / Sous – Cape / Tripe : Cuba

Prix : 10,50€

Quai d’Orsay, marque « commandée » par VGE en 1973 qui déplorait alors que la France, patrie du goût, n’ait aucune marque de cigare dédié au marché français. Il a donc chargé Gilbert Belaubre et la SEITA d’y remédier, et Quai d’Orsay est née à Cuba !

Depuis, la marque était tombée quelque peu de en désuétude… jusqu’à peu ! Entre les éditions régionales régulières et surtout les deux nouveaux « Quai d’Orsay 50 » et « 54 », la marque connaît un renouveau bienvenu !

Quoi qu’il en soit, il est devenu relativement difficile de trouver des vitoles de leur production régulière qui ne compte plus que ce Coronas Claro, celui que je m’apprète à déguster à une petite dizaine d’années.

Drapé d’une cape fine colorado claro, ce corona a fière allure : bien rempli tout en restant souple il sent bon le bois précieux… le tout s’annonce gourmand !

Dégustation

A cru, du bois précieux et de la brioche. Nous sommes donc sans surprise dans la palette aromatique typique de Quai d’Orsay, palette que les amateurs de la marque aiment tant à savoire de la gourmandise, de la douceur, et sans exclure de la richesse aromatique !

Après une première bouffée légèrement piquante, la fumée se fait suave et le tirage cubain est juste parfait. Côté arômes, si le bois précieux se confirme il est accompagné d’épices douces typées poivre rouge. Ce Coronas claro reste doux et aromatique, un véritable exemple de finesse et d’équilibre !

Les épices du premier tiers deviennent de plus en plus gourmandes et me rappellent ces thés contenant de la guarana, le bois se fait de plus en plus discret au profit d’arômes torréfiés, de chocolat noir et de quelques touches plus lactées en fin de bouche. Cette vitole tient pleinement ses promesses gourmandes alliant la finesse, l’équilibre, et des arômes marqués… douceur ne signifie pas absence de personnalité !

Derniers tiers, l’évolution est présente tout en restant fondu, pas d’à-coups dans cette dégustation mais de lentes évolutions maîtrisées de bout en bout. La torréfaction est alors plus marquée, le poivre se renforce également.

Avec une logique implacable, le dernier tiers de cette vitole est plus corsé, tout en restant fin. C’est donc à contre-coeur que j’abandonne mon Coronas Claro à deux bon centimètres de la fin mais l’accumulation de nicotine faisant, il devenait amer et deux dégazages n’y ont rien fait…

Épilogue

Décidément, je peine à conclure mes articles tant je dis tout ce que je pense pendant la dégustation.

Je me suis clairement régalé et mon seul regret est de n’avoir pris qu’une seule vitole lorsque j’étais en civette… Par ailleurs, on peut bien entendu déplorer qu’un corona soit à plus de dix euros, prix qui ne fait qu’augmenter à chaque décret puisque si certaines vitoles y échappent ce n’est pas le cas de ce Coronas Claro  !

Je n’en ai pris qu’un… et alors après tout ?

A peine le regret de n’avoir pris qu’une unique vitole passé qu’aussitôt je me réjouis d’avoir pu la déguster. C’est également ça à mon sens le plaisir épicurien, la réjouissance de ce que l’on a pu déguster, sans regretter inutilement ce que l’on ne dégustera pas… ou plus !

Vegafina – 7 Años (Toro)

VF 7 anos humidor signée
Prologue

Cape : Équateur

Sous – Cape : Indonésie

Tripe : République Dominicaine, Colombie, Nicaragua

Prix : 7,50€

(cigare roulé en République Dominicaine à la Tabacalera de García)

En civette ce toro (6 x 50) m’avait intrigué, je dois bien le dire, en raison de son prix.

Je m’en explique, s’il y a quelques cigares (surtout chez San Cristobal de la Habana) que je préfère plus jeunes, dans la quasi-totalité des cas un cigare ayant quelques années sera meilleur : arômes plus fins, plus rond en bouche… Les marques le savent, et en jouent !

C’est ainsi qu’Arturo Fuente justifie le prix de son Opus X en partie par le vieillissement de ses feuilles. Et que dire d’Habanos SA et de la sortie de la gamme « añejados » ? Des cigares proches de la production régulière, mais vieillis quelques années : c’est ainsi que le prix de ces vitoles s’est envolé parce que Habanos SA s’est chargé de faire ce que grand nombre d’amateurs faisaient eux-mêmes…

Pourquoi cette digression  ? Parce qu’un cigare annoncé comme ayant au moins 7 ans vendu 7,50€, ça surprend !

Avant la dégustation je fais quelques recherches… pas moins de 5 terroirs et 6 cépages (deux dominicains différents) sont présents dans ce cigare. Une cape d’Équateur, une sous-cape d’Indonésie, cela ne me dit rien qui vaille.

Pourtant la cape, si elle est nervurée et assez rustique, est relativement fine et a plutôt une belle couleur. Bon point supplémentaire, la perilla, j’aime cette petite touche. A noter par ailleurs que le nom officiel de cette vitole semble être « Robusto Extra PigTail Añejado 7 Años »… « PigTail » sérieusement ?

Observations terminées, dégustons.

Dégustation

N’ayant aucune idée de ce à quoi m’attendre, c’est prudemment que je déguste à cru. Du bois précieux, c’est plutôt bon… finalement je vais peut être passer un bon moment !

Allumage… premières bouffées… que c’est brouillon ! Fumée piquante, tirage cheminé, démarrage loupé. Côté arômes, du poivre mal maîtrisé, derrière il y a bien quelques épices du léger sous-bois mais c’est mal fait.

Aucune finesse dans ce premier tiers qui ne fait qu’envoyer du poivre et du sous-bois (type mousse), quant à la rondeur en bouche, elle est aussi à oublier…

Le second tiers calmera un peu cette vitole qui se fera beaucoup plus douce, pas meilleure, juste plus douce.

La palette aromatique restera dans le sous-bois humide, presque de la mousse. Le poivre lui a presque disparu pour faire peu à peu place à des touches presque sucrées type bâton de réglisse.

Si c’est moins désagréable que le premier tiers ça n’en est pas franchement meilleur. Je me rend compte que plusieurs fois la réflexion suivante me vient à l’esprit : « ça n’est juste pas bon en fait… »

A noter un arrière-goût lancinant, entre l’amertume et du carton brûlé… Mais pourquoi ai-je allumé ce cigare !

Dernier tiers, je dégaze. Côté arôme : retour du poivre et du sous-bois…

Est-il besoin de préciser que si la finesse, la longueur et la rondeur en bouche étaient absents au premier tiers ils ne sont pas venus plus tard dans la dégustation ?

Prologue

Je pense que la dégustation a été assez claire, je n’ai pas aimé ce cigare et n’y reviendrais sans doute pas !

Pour conclure, si 7,50€ c’est peu pour un cigare vendu comme vintage, c’est beaucoup trop pour ce cigare… que je ne rachèterai pas, même s’il était vendu 2€ !

Une édition limitée (de plus) qui joue sur le marketing et se drape d’un format passe-partout à la mode… je me suis fait avoir !

VF 7 anos accessoires signée

Montecristo – Petit n°2 (petit pyramide) 

Prologue

Cape / Sous – Cape / Tripe : Cuba

Prix : 11€

Couvert d’une fine fleur de cape, ce petit n°2 m’avait fait de l’œil de civette.

Force est de constater qu’il est appétissant, dodu, drapé d’une cape fine, je n’ai tenu que quelques semaines avant de l’allumer !

Dégustation

A cru du bois précieux, quelques touches plus animales, type étable : nous sommes à Cuba !

Cet exemple de classicisme Cubain se confirme dès la première bouffée : « Wahoo » c’est immédiatement aromatique, avec une fumée riche mais, crémeuse et des arômes fins : quel beau démarrage !

La dégustation s’ouvre donc sur des notes de bois précieux, de sous-bois avec des touches giboyeuses… C’est un exemple de puissance maîtrisée. On sent que ce petit n°2 en a encore sous le pied, qu’il pourrait s’emballer et se déchaîner : il n’en fait rien et joue pleinement de son rôle en délivrant des arômes marqués et fins, une véritable réussite.

La rusticité se confirme dès l’entame du second tiers qui s’enfonce plus encore dans le sous bois. La rétro olfaction est réussie, dans la même veine avec une tourbe finale très travaillée aux fines touches de cuir et de poivre vert : je me régale !

Le final est plus gourmand, sur des touches oléagineuses mêlées au sous bois qui aura sous-tendu l’ensemble de la dégustation, décidément, une réussite !

Épilogue

Ce petit n°2 est vraiment une  belle pièce, qui symbolise à lui seul le classicisme Cubain dans ce qu’il fait de mieux : des arômes marqués, fins, qui évoluent pour offrir, au final une courte (mais réussie) dégustation !  (attention toutefois à ne pas l’ouvrir trop haut il a tendance à trop ventiler !)

En un sens ce Montecristo m’a rappelé le Juan López Seleccion n°2, compact,  franc et fin, le genre de vitole passe-partout mais de qualité qu’il fait bon avoir dans sa cave.

Il faudra à tout prix que je repasse en civette voir s’il reste des exemplaires de cette boîte car s’il peut être fumé dès maintenant, je meurs d’envie d’en faire patienter quelques uns quelques années !

Quai d’Orsay – Secretos ER Francia (minutos) 

QdO BnW LCDA
Prologue

Cape / Sous cape / Tripe : Cuba

Prix : 7,90€

Cette Édition Régionale fraîchement arrivée dans nos civettes a reçu un accueil plus que favorable, je ne pouvais donc passer outre !

C’est tout de même avec prudence que je prends ce Secretos en main, j’ai toujours à l’esprit la dernière édition régionale produite par Quai d’Orsay qui ne m’avait pas convaincue…

En main la vitole est plutôt appétissante et même si la cape colorado assez rugueuse, elle reste surprenament fine. Si l’édition limitée 2015 de Ramon Allones (Club Allones) avait une cape épaisse maduro rappelant plus les cigares Nicaraguayens, pas de doute en ce qui concerne ce minutos : c’est du Cubain !

Dégustation

Après avoir flatté l’œil, le Secretos titille les papilles. A cru, du bois précieux, de la brioche le tout dans un rendu très gourmand, je ne tiens plus je l’allume !

La première bouffée est tout de suite aromatique, une fumée épaisse, crémeuse, avec une longueur en bouche tout à fait satisfaisante, tout cela est d’autant plus remarquable lorsque l’on prend en compte la taille de ce module !

Le premier tiers met tout de suite dans le bain, montrant l’étendue de la palette aromatique qui sera développée par ce Secretos. Ce sont alors le miel et la brioche qui dominent, du bois précieux sous tend l’ensemble. Le tout est très cohérent, équilibré… Promesses tenues !

Aussi étonnant que cela paraisse ce minutos réussi à évaluer sur l’ensemble de cette palette. C’est ainsi que le second tiers joue presque entièrement dans le miel un vrai bonbon ! Derrière ce miel de la brioche, on reste dans le pâtissier sans tomber dans l’ennui ou le manque de personnalité, c’est excellent !

Pour être complet il convient de mentionner, qu’assez logiquement, au détour d’une bouffée des signes de jeunesse se font sentir… Qu’importe cela passera et ne gêne pas la dégustation outre mesure.

Le dernier tiers débute avec un regain de puissance apporté par des arômes boisés. A remarquer ici la finesse de ces arômes boisés, qui se mêlent aux saveurs sucré dans un rendu très « bâton de reglisse » : décidément je le régale !

Épilogue

Vous l’aurez compris j’ai énormément apprécié ma dégustation, ce Secretos est une réussite !

S’il est peut être fumé immédiatement quelques années de repos ne pourront que le rendre encore meilleur, pour être franc j’ai hâte de voir ce qu’il donnera dans 5 ans !

Je ne regrette donc pas d’en avoir pris une poignée, je n’exclue pas d’en reprendre quelques uns, que ce soit en raison de sa finesse aromatique ou de son format, il me rappel le dernier minutos ER FRANCIA qui avait été produit par Juan Lopez, et qui avait très bien vieillit.

Ce Quai d’Orsay étant aisément trouvable en civette : foncez !

QdO Physalis LCDA.jpg

[R.S.D.] Bolivar Gold Medal

Qui l’eut cru ? Un « retour sur dégustation » sur le Bolivar Gold Medal !

Comme lors de la précédente dégustation, ce lonsdale m’a été offert par un ami Toulousain, merci encore !

Ce bolivar arrêté en 2011 est d’une complexité et d’une finesse aromatiques rare. Toujours pâtissier, jamais ennuyant, il développe des saveurs briochées, tire sur les amandes ou encore sur le bois précieux…

Même dans les civettes faisant du vintage il est introuvable, chanceux ceux qui pourront en allumer un… chanceux moi qui ait pu en déguster deux !

 

20106973_10159111575855284_380537218_o.jpg

Maestranza – Gros Robusto

MAESTRANZA Banc.jpg

Prologue

Cape / Sous Cape / Tripe : Blend complet

Prix : 8,50€

Il faudra préciser la composition de ce blend complet, il y a du honduras, du costa rica, et il me semble un troisième terroir, sans doute du Nicaragua ! Lors de ma prochaine visite au Temps de Vivre, il faudra que je redemande à mon civettier favori.

C’est d’ailleurs lui qui m’avait orienté vers ce cigare « mon coup de coeur chez les blends, celui-ci est le mieux équilibré ! » m’avait-il dit en me proposant ce gros robusto. Il y a quelques jours dans une civette de Blagnac, je le vois en vente « SELECTION DU MOIS ! », décidément que d’engouement, dégustons !

Apparance

S’il ne m’avait pas été recommandé, jamais je ne serais allé vers cette vitole.

Pour commencer, ce cepo, beaucoup trop imposant ! Après avoir dégusté ce gros robusto, je confirme que ce n’est pas ce que j’apprécie : beaucoup trop gros, même la cape n’a pas résisté puisqu’elle est fendue à la tête.

Cette cape n’est d’ailleurs pas spécialement belle, colorado, rien de spécial niveau odeur… « meh » dirons nous.

Pour finir… c’est quoi cette bague ?! Un casque de gladiateur, des chevaux en furie, ne serait-ce pas ringard ?

Autant la bague de la gamme « Enclave » d’AJ FERNANDEZ avait un côté hors du temps, là je trouve cela -en toute subjectivité cela va de soit- complètement loupé. Couplé au cepo démesuré, je trouve que ça se veut débilement viril, j’ai presque l’impression qu’il y a un sous titre « Maestranza, pour nous les vrais mec aux gros bras qui adorons la baston »

Bon ok je vais loin mais voilà ce que m’évoque l’apparence de ce cigare. (d’ailleurs niveau casque antique certaines universités américaines ont ça comme logo mais de façon beaucoup plus épuré et l’impact est tout autre, enfin bref fin de cette parenthèse)

Dégustation

Sous ses airs de gros dur, ce Maestranza démarre tout doucement, de manière presque effacée. Rapidement des arômes type chocolat au lait font leur apparition, ils seront sous tendus par des notes de fruits secs le tout dans un registre gourmand assez brioché.
Pas franchement désagréable ce premier tiers donc, mais je trouve qu’il manque quelque chose, ce n’est franchement pas désagréable, mais peut être un poil chiant… bon ce n’est que le premier tiers après tout ça a encore le temps d’évoluer !

Alors que la transition vers le second tiers se faisait de manière très maitrisée, le chocolat au lait se faisant plus noir, la dégustation devient beaucoup moins sympathique !
En effet, du poivre noir très –trop- fort domine l’ensemble de la palette, la fumée devient piquante, malodorante, je dois me battre avec ma vitole et dégazer de multiples fois !

La cape d’ailleurs commence à partir au niveau de la tête, bien que je n’avais qu’ « emporte-piécé » la fissure s’est agrandie et la construction ne tient plus, je réussi à limiter les dégâts mais je pense que ça influe sur les arômes.

Dernier tiers, après un n-ième dégazage, un creux aromatique, quelques notes rappelant le premier tiers font une timide apparition.

Mais rapidement, ce goût reconnaissable de nicotine accumulée fait son apparition, ras-le-bol : fin de la dégustation.

Conclusion

Je pense être tombé sur un mauvais exemplaire, étrange ce genre de chose arrive surtout dans le terroir Cubain, mais bon on reste un produit artisanal !
Cigare à regouter donc car je suis dans l’impossibilité de conclure après cette unique dégustation : est-ce un cigare chiant ? Est-ce un cigare non maîtrisé qui frappe sourdement après avoir caressé les papilles ? Aucune idée.

MAESTRANZA pierre

AJ FERNANDEZ – ENCLAVE (ROBUSTO)

Prologue

Cape / Sous – Cape / Tripe : Nicaragua

Prix : 8,90€

Cette nouvelle gamme « L’Enclave » a fait pas mal de bruit en arrivant dans nos civettes, « venant d’un Fernandez, ça ne peut qu’être bon ! » me glisse le civettier ! Avant un [FOCUS] sur AJ Fernandez, dégustation du robusto de la gamme.

D’exterieur, je ne pense pas que mon choix ce serait porté sur ce cigare dont la double bague couvre la moitié de la vitole ! Néanmoins, force est de reconnaître que l’illustration de la bague a un côté « hors du temps » assez décallé que j’aime bien, je débague tout de même avant de poursuivre la dégustation parce que là c’est compliqué d’apprécier la cape !

Celle-ci justement est rugueuse, nervurée, en un mot : rustique !

Dégustation

A cru, du boisé, quelques touches plus gourmandes type pain d’épice, une belle promesse donc ! (le problème des promesses, c’est qu’il faut qu’elles soient tenues ! Nous y reviendrons en fin de dégustation)

Dès les premières bouffées, c’est aromatique. Du poivre, beaucoup de poivre, trop de poivre. La puissance n’est pas franchement maîtrisé et rapidement il faudra dégazer pour garder les papilles intactes. Outre ce poivre, du bois, un peu de terre mais la puissance écrase un peu le reste des arômes…

Deuxième tiers, deuxième dégazage , décidément ce Nica, quelle fougue ! Une vrai personnalité c’est sûr, mais la puissance n’est pas vraiment maîtrisée !

Au milieu de la dégustation, un moment de répis, l’oeil du cyclone. Des notes herbacées apparaissent alors plus nettement sous le poivre, pas de doutes nous sommes au Nicaragua !

Dernier tiers, nouvelle montée en puissance au, je persiste un peu mais abandonne à plusieurs centimètre de la fin…

Epilogue

In fine j’ai été déçu de ce robusto plein de promesses, surtout étant donné tout le bien qui m’en avait été dit. On ne peut pas dire que c’est là un mauvais cigare… il demande qu’à voir sa fougue calmée, c’est tout !

Le salomon de la même gamme semble être plus équilibré et ne pas souffrir des mêmes défauts que ce robusto : une nouvelle dégustation à prévoir !