Quai d’Orsay – Secretos ER Francia (minutos) 

QdO BnW LCDA
Prologue

Cape / Sous cape / Tripe : Cuba

Prix : 7,90€

Cette Édition Régionale fraîchement arrivée dans nos civettes a reçu un accueil plus que favorable, je ne pouvais donc passer outre !

C’est tout de même avec prudence que je prends ce Secretos en main, j’ai toujours à l’esprit la dernière édition régionale produite par Quai d’Orsay qui ne m’avait pas convaincue…

En main la vitole est plutôt appétissante et même si la cape colorado assez rugueuse, elle reste surprenament fine. Si l’édition limitée 2015 de Ramon Allones (Club Allones) avait une cape épaisse maduro rappelant plus les cigares Nicaraguayens, pas de doute en ce qui concerne ce minutos : c’est du Cubain !

Dégustation

Après avoir flatté l’œil, le Secretos titille les papilles. A cru, du bois précieux, de la brioche le tout dans un rendu très gourmand, je ne tiens plus je l’allume !

La première bouffée est tout de suite aromatique, une fumée épaisse, crémeuse, avec une longueur en bouche tout à fait satisfaisante, tout cela est d’autant plus remarquable lorsque l’on prend en compte la taille de ce module !

Le premier tiers met tout de suite dans le bain, montrant l’étendue de la palette aromatique qui sera développée par ce Secretos. Ce sont alors le miel et la brioche qui dominent, du bois précieux sous tend l’ensemble. Le tout est très cohérent, équilibré… Promesses tenues !

Aussi étonnant que cela paraisse ce minutos réussi à évaluer sur l’ensemble de cette palette. C’est ainsi que le second tiers joue presque entièrement dans le miel un vrai bonbon ! Derrière ce miel de la brioche, on reste dans le pâtissier sans tomber dans l’ennui ou le manque de personnalité, c’est excellent !

Pour être complet il convient de mentionner, qu’assez logiquement, au détour d’une bouffée des signes de jeunesse se font sentir… Qu’importe cela passera et ne gêne pas la dégustation outre mesure.

Le dernier tiers débute avec un regain de puissance apporté par des arômes boisés. A remarquer ici la finesse de ces arômes boisés, qui se mêlent aux saveurs sucré dans un rendu très « bâton de reglisse » : décidément je le régale !

Épilogue

Vous l’aurez compris j’ai énormément apprécié ma dégustation, ce Secretos est une réussite !

S’il est peut être fumé immédiatement quelques années de repos ne pourront que le rendre encore meilleur, pour être franc j’ai hâte de voir ce qu’il donnera dans 5 ans !

Je ne regrette donc pas d’en avoir pris une poignée, je n’exclue pas d’en reprendre quelques uns, que ce soit en raison de sa finesse aromatique ou de son format, il me rappel le dernier minutos ER FRANCIA qui avait été produit par Juan Lopez, et qui avait très bien vieillit.

Ce Quai d’Orsay étant aisément trouvable en civette : foncez !

QdO Physalis LCDA.jpg

[R.S.D.] Bolivar Gold Medal

Qui l’eut cru ? Un « retour sur dégustation » sur le Bolivar Gold Medal !

Comme lors de la précédente dégustation, ce lonsdale m’a été offert par un ami Toulousain, merci encore !

Ce bolivar arrêté en 2011 est d’une complexité et d’une finesse aromatiques rare. Toujours pâtissier, jamais ennuyant, il développe des saveurs briochées, tire sur les amandes ou encore sur le bois précieux…

Même dans les civettes faisant du vintage il est introuvable, chanceux ceux qui pourront en allumer un… chanceux moi qui ait pu en déguster deux !

 

20106973_10159111575855284_380537218_o.jpg

Maestranza – Gros Robusto

MAESTRANZA Banc.jpg

Prologue

Cape / Sous Cape / Tripe : Blend complet

Prix : 8,50€

Il faudra préciser la composition de ce blend complet, il y a du honduras, du costa rica, et il me semble un troisième terroir, sans doute du Nicaragua ! Lors de ma prochaine visite au Temps de Vivre, il faudra que je redemande à mon civettier favori.

C’est d’ailleurs lui qui m’avait orienté vers ce cigare « mon coup de coeur chez les blends, celui-ci est le mieux équilibré ! » m’avait-il dit en me proposant ce gros robusto. Il y a quelques jours dans une civette de Blagnac, je le vois en vente « SELECTION DU MOIS ! », décidément que d’engouement, dégustons !

Apparance

S’il ne m’avait pas été recommandé, jamais je ne serais allé vers cette vitole.

Pour commencer, ce cepo, beaucoup trop imposant ! Après avoir dégusté ce gros robusto, je confirme que ce n’est pas ce que j’apprécie : beaucoup trop gros, même la cape n’a pas résisté puisqu’elle est fendue à la tête.

Cette cape n’est d’ailleurs pas spécialement belle, colorado, rien de spécial niveau odeur… « meh » dirons nous.

Pour finir… c’est quoi cette bague ?! Un casque de gladiateur, des chevaux en furie, ne serait-ce pas ringard ?

Autant la bague de la gamme « Enclave » d’AJ FERNANDEZ avait un côté hors du temps, là je trouve cela -en toute subjectivité cela va de soit- complètement loupé. Couplé au cepo démesuré, je trouve que ça se veut débilement viril, j’ai presque l’impression qu’il y a un sous titre « Maestranza, pour nous les vrais mec aux gros bras qui adorons la baston »

Bon ok je vais loin mais voilà ce que m’évoque l’apparence de ce cigare. (d’ailleurs niveau casque antique certaines universités américaines ont ça comme logo mais de façon beaucoup plus épuré et l’impact est tout autre, enfin bref fin de cette parenthèse)

Dégustation

Sous ses airs de gros dur, ce Maestranza démarre tout doucement, de manière presque effacée. Rapidement des arômes type chocolat au lait font leur apparition, ils seront sous tendus par des notes de fruits secs le tout dans un registre gourmand assez brioché.
Pas franchement désagréable ce premier tiers donc, mais je trouve qu’il manque quelque chose, ce n’est franchement pas désagréable, mais peut être un poil chiant… bon ce n’est que le premier tiers après tout ça a encore le temps d’évoluer !

Alors que la transition vers le second tiers se faisait de manière très maitrisée, le chocolat au lait se faisant plus noir, la dégustation devient beaucoup moins sympathique !
En effet, du poivre noir très –trop- fort domine l’ensemble de la palette, la fumée devient piquante, malodorante, je dois me battre avec ma vitole et dégazer de multiples fois !

La cape d’ailleurs commence à partir au niveau de la tête, bien que je n’avais qu’ « emporte-piécé » la fissure s’est agrandie et la construction ne tient plus, je réussi à limiter les dégâts mais je pense que ça influe sur les arômes.

Dernier tiers, après un n-ième dégazage, un creux aromatique, quelques notes rappelant le premier tiers font une timide apparition.

Mais rapidement, ce goût reconnaissable de nicotine accumulée fait son apparition, ras-le-bol : fin de la dégustation.

Conclusion

Je pense être tombé sur un mauvais exemplaire, étrange ce genre de chose arrive surtout dans le terroir Cubain, mais bon on reste un produit artisanal !
Cigare à regouter donc car je suis dans l’impossibilité de conclure après cette unique dégustation : est-ce un cigare chiant ? Est-ce un cigare non maîtrisé qui frappe sourdement après avoir caressé les papilles ? Aucune idée.

MAESTRANZA pierre

AJ FERNANDEZ – ENCLAVE (ROBUSTO)

Prologue

Cape / Sous – Cape / Tripe : Nicaragua

Prix : 8,90€

Cette nouvelle gamme « L’Enclave » a fait pas mal de bruit en arrivant dans nos civettes, « venant d’un Fernandez, ça ne peut qu’être bon ! » me glisse le civettier ! Avant un [FOCUS] sur AJ Fernandez, dégustation du robusto de la gamme.

D’exterieur, je ne pense pas que mon choix ce serait porté sur ce cigare dont la double bague couvre la moitié de la vitole ! Néanmoins, force est de reconnaître que l’illustration de la bague a un côté « hors du temps » assez décallé que j’aime bien, je débague tout de même avant de poursuivre la dégustation parce que là c’est compliqué d’apprécier la cape !

Celle-ci justement est rugueuse, nervurée, en un mot : rustique !

Dégustation

A cru, du boisé, quelques touches plus gourmandes type pain d’épice, une belle promesse donc ! (le problème des promesses, c’est qu’il faut qu’elles soient tenues ! Nous y reviendrons en fin de dégustation)

Dès les premières bouffées, c’est aromatique. Du poivre, beaucoup de poivre, trop de poivre. La puissance n’est pas franchement maîtrisé et rapidement il faudra dégazer pour garder les papilles intactes. Outre ce poivre, du bois, un peu de terre mais la puissance écrase un peu le reste des arômes…

Deuxième tiers, deuxième dégazage , décidément ce Nica, quelle fougue ! Une vrai personnalité c’est sûr, mais la puissance n’est pas vraiment maîtrisée !

Au milieu de la dégustation, un moment de répis, l’oeil du cyclone. Des notes herbacées apparaissent alors plus nettement sous le poivre, pas de doutes nous sommes au Nicaragua !

Dernier tiers, nouvelle montée en puissance au, je persiste un peu mais abandonne à plusieurs centimètre de la fin…

Epilogue

In fine j’ai été déçu de ce robusto plein de promesses, surtout étant donné tout le bien qui m’en avait été dit. On ne peut pas dire que c’est là un mauvais cigare… il demande qu’à voir sa fougue calmée, c’est tout !

Le salomon de la même gamme semble être plus équilibré et ne pas souffrir des mêmes défauts que ce robusto : une nouvelle dégustation à prévoir !

 

Oliva – Serie V Lancero

Prologue

Cape : Connecticut Broadleaf

Sous-cape / Tripe : Nicaragua (Jalapa Valley Ligero)

Prix : 9,30€

Voilà un an que ce Lancero patientait sagement dans mon humidor, son temps est venu !

Une cape soyeuse, un corps souple le tout avec une odeur qui oscille entre l’humus et la brioche ; décapitage et tirage à cru : des arômes boisés, des pointes de cacao… une vitole pleine de promesse !

Dégustation

Malgré un allumage aux trois alumettes censé arrondir le démarrage, celui-ci est immédiatement piquant… ce sera là le mot d’ordre du premier tiers, presque de la première moitié ! La fumée se révèle toutefois très épaisse, presque crémeuse. Côté arômes, c’est largement dominé par une palette boisée, avec quelques touches balsamiques et poivrées, vraiment dommage que ça pique autant !

Difficile de distinguer trois réels tiers sur cette vitole, mais davantage deux moitiés puisque passé le premier tiers le tout se fait plus rond, mais dans la même lignée. Il faudra vraiment attendre sa seconde moitié pour que ce cigare se révèle tel qu’il veut être : gourmand, fin, riche… en un mot : excellent !

Dans cette seconde moitié, le « piquant » a totalement disparu, les arômes boisés ont fait place à une palette largement dominée par le café torréfié, des fruits secs, complétée par des fines touches d’humus. La fumée épaisse et crèmeuse tapisse le palais, enrobant le tout pour un rendu gourmand, avec quelques touches de cacao… wahoo c’est un régal !

Epilogue

Je suis partagé. Comment dire du mal d’un cigare si bon dans sa seconde moitié ? Et a contrario, comment dire qu’il est excellent alors même que si la seconde moitié avait perduré je n’aurais pas terminé la vitole…

Je n’ai donc pas de réelle conclusion sur ce cigare que je trouve vraiment bon. Ainsi il ne reste qu’à se prononcer sur la question suivante : « est-ce que je recaverai ou redégusterai cette vitole ? » la réponse est oui… et sans aucun doute !

Oliva bosquet

Diplomaticos – N°2 (Piramides)

Prologue

Cape / Sous-Cape / Tripe : Cuba

Prix : 11€

Marque dont le catalogue de production ne comporte plus qu’une vitole, voici Diplomaticos ! Certaines rumeurs évoquent même la fin de ce N°2, dommage car si cette vitole est une grande absente des civettes, elle vaut néanmoins le détour.

En ce qui me concerne, il me faudra un autre exemplaire pour parfaire mon jugement sur ce piramides à la cape soyeuse, légèrement bosselée. Elle sent bon (même très bon à dire vrai !) : des notes briochées, quelques touches de cèdre, si le ramage s’en rapporte au plumage la dégustation sera de haut vol !

Dégustation

A cru, les odeurs dégagées par la cape se confirment dans l’ensemble : de la brioche, quelques épices douces avec un soupçon de bois précieux, ne brusquons pas la vitole et sortons trois allumettes.

Wahoo quel démarrage généreux ! Une fumée épaisse qui tapisse le palais, des arômes largement dominés par le cacao, avec des notes de café et de cèdre pour venir titiller la langue en fin de bouche : je me régale !

L’évolution est indolente, les tiers fondus. Le cacao se fait alors plus fort, le bois précieux, lui, se fondera en des arômes de sous-bois avec quelques notes de champignons.

Lors du dernier tiers, c’est d’ailleurs ce sous-bois qui domine la palette aromatique. Bien entendu les saveurs pâtissières sont toujours présentes, mais plus estompées. Par ailleurs des touches de fruits secs ont fait leur apparition… décidément ce N°2 aura tenu toutes ses promesses !

Epilogue

Malgré une puissance par toujours maîtrisée et un dégazage ou deux lors de la dégustation, cette vitole vaut le détour !

Il serait vraiment dommage de voir cette marque disparaître car il y a une vraie personnalité dans ce N°2. Généreux autant que profond, il joue sur la gamme pâtissière et sur la boisée dans une alchimie qui ne manque pas de finesse. Cavée quelques années, cette vitole doit frôler le summum !

diplo n°2 pied en cape.jpg

Nicarao – Anno VI Robusto

Prologue

Cape / Sous-cape / Tripe : Nicaragua

Prix : 7,20€

Descender, wahoo quelle réussite ! Je m’oblige à le lire lentement pour apprécier chaque planche ! Magnifiques dessins, jusqu’ici une intrigue bien ficelée, bien écrite, des personnages travaillés… Mince ce n’est pas le sujet… Sinon je vous ai parlé de Brother Yusef ou de Justin Johnson ? Wahoo leur blues déchire ! … Comment ? Toujours pas le sujet ? …Je n’y couperai pas il faut commencer la dégustation : commençons.

Lors de mes débuts j’avais fumé à plusieurs reprises le Pyramide de cette gamme Anno VI, j’en gardais un excellent souvenir. Des cigares très végétaux, gourmand avec une réelle personnalité et une fumée riche en bouche ! C’est donc avec un certain plaisir que je me préparais à déguster ce robusto qui s’est au final avéré décevant…

Cigare ouvert à l’emporte-pièce qui fendra la cape, cape également fendue au milieu de la vitole, sans que cela ne gêne la dégustation, mais dommage tout de même.

Dégustation

Dès l’allumage, les saveurs s’orientent vers du poivre vert, quelques touches plus crémeuses et gourmandes type cacao lacté, par moments un arrière-goût de cuir. Le tout est largement dominé par le poivre qui gagnera en puissance et se muera peu à peu en poivre noir et masquera tout autre arôme. L’amertume fait son apparition : premier dégazage et ça ne sera pas le dernier puisque l’amertume revenait de façon lancinante, j’ai dû dégazer une demi-douzaine de fois lors de la dégustation.

A l’entame du second tiers qui sera agréable, le poivre se « verdit » de nouveau. Des touches de foin et d’herbes vertes viennent compléter la palette : c’est ça que je voulais ! Enfin, une puissance maîtrisée, des arômes qui ne sont pas uniquement orientés sur le poivre. Si la rusticité est certaine, ce divin n’est pas dénué d’une certaine finesse mais is sera hélas beaucoup trop court.

Inéluctablement, arrive le purin et un nouveau regain de puissance, le poivre de nouveau se noircit. Par moments, un peu d’humus accompagne le poivre, ce dernier tiers est un échec et je ne comprends plus ce cigare…

Epilogue

Sur le forum de « Pour une Poignée de Cigares », un membre évoque des montagnes russes et c’est exactement ça : une puissance non maîtrisée qui va et vient au fil de la dégustation. In fine cette vitole aura eu le mérite de me faire travailler les nuances de poivre, je ne pensais pas pouvoir les distinguer ainsi !

J’ai été déçu par cette vitole mais il faudra que j’y revienne, cette gamme m’avait ravi à mes débuts et si le palais évolue je ne veux pas m’avouer vaincu ! …Mais ce sera avec un Pyramide !

Vegueros – Tapados (Corona Gorda)

Prologue

Cape / Sous-Cape / Tripe : Cuba

Prix : 6,50€

Vegueros, je connais mal cette marque. J’ai souvenir d’un Mañanitas plein de caractère qui avait malmené mon palais de débutant, je n’étais pas revenu vers cette marque issue de Pinar del Rio depuis.

C’est donc avec une certaine appréhension que je m’apprête à déguster le Tapados, qui me semble être le moins connu de la gamme (qui comporte aujourd’hui trois vitoles). Entre mes doigts un corona gorda à la fine cape claire, lisse, tendue… on peut certes regretter le manque de gras mais l’aspect général reste gourmand, appétissant !

Ouverture à l’emporte pièce, dégustation à cru : végétal, épicé.

Dégustation

Allumage, immédiatement les épices se confirment, mais tout en douceur. En effet il n’est ici nul déchainement de puissance brute, les épices sont fines, atténuées par des touches crémeuses, lactées : ce premier tiers rappelle le chaï thé ! Seule ombre au tableau, une fumée légèrement piquante, mettons cela sur le compte de la jeunesse de l’exemplaire dégusté et continuons.

Le second tiers gagne en complexité avec des notes torréfiés, on reste dans un registre gourmand complété par des fines touches de cacao. Le tout se fait en finesse, la liga de ce Tapados est jusqu’à présent vraiment bien construite, évolution fondue, cohérente, ce divin est magnifique !

Des notes terreuses complèteront la dégustation. Ce dernier point peut sembler en contradiction avec les arômes délivrés lors des deux premiers tiers mais il n’en est rien. En effet l’évolution est lente, maîtrisée : on commence avec des notes crémeuses avant de gagner en puissance par une touche de rusticité torréfiée, rusticité qui se confirme pour clore la dégustation.

Epilogue

Je pense que vous l’aurez compris, je me suis régalé. Cette vitole trouve le point d’équilibre entre personnalité et douceur, entre gourmandise et rusticité : du grand art ! Me voici réconcilié avec Vegueros, prochaine étape, déguster de nouveau un Mañanitas… à suivre !

capture-decran-2016-12-24-a-11-16-37


Les deux photos utilisées dans cet articles ne m’appartiennent pas, je remercie Intertabak qui m’a autorisé à les utiliser.

Vegafina – 8-9-8 (Lonsdale)

Prologue

Cape / Sous-cape / Tripe : Nicaragua

Prix : 6,80

Ca y est, je m’attaque à ce module élu « Cigare de l’année 2016, catégorie Nicaragua » par l’Amateur du Cigare, ça fait plaisir de voir un Lonsdale de mis sur le marché !

Cette satisfaction passée, ce cigare m’a globalement déçu, un peu jeune il manque de finesse, est âcre, amer… Dommage, ça s’annonçait bien, une cape soyeuse finement nervurée qui aux odeurs d’humus et de champignons, la dégustation à cru est dans la même veine puisqu’elle est portée sur du sous-bois.

Dégustation

L’ouverture est immédiatement piquante, mais ça se fond rapidement dans des arômes de bois précieux, un peu de sous-bois, et pour mon plus grand plaisir du pain grillé, mais déjà la fumée se fait de nouveau âcre.

Au divin, on reste sur du sous-bois, et quelques saveurs balsamiques qui réapparaîtront de façon épisodique tout au long de la dégustation. Un peu de poivre se fait sentir et fin de bouche et cette fois-ci l’amertume s’ajoute à l’âcreté…

Je m’acharne à finir la dégustation. Dès la fin du divin et pendant tout le dernier tiers les arômes se partageront entre bois, sous-bois et champignons noirs (qui se font de plus en plus présents)… La fumée est encore et toujours piquante, j’ai par ailleurs arrêté de compter le nombre de dégazages pendant la dégustation.

Epilogue

Au final une vitole qui n’est pas à proprement parler mauvaise mais grandement décevante, je n’aurais pas dû m’acharner. La vitole serait métamorphosée si le temps faisait disparaître l’âcreté et l’amertume puisque pour le moment dès la moitié du cigare les arômes en sont submergés.

Je me trompe peut-être, mais j’ai vraiment l’impression que Vegafina a tenté d’imiter les vitoles cubaines (notamment les Partagas) : cape fine, cendres foncées… jusqu’au module choisi !

VF Prisma.jpg