Quai d’Orsay – Coronas Claro

QDO Coronas Claro signé.jpg
Prologue

Cape / Sous – Cape / Tripe : Cuba

Prix : 10,50€

Quai d’Orsay, marque « commandée » par VGE en 1973 qui déplorait alors que la France, patrie du goût, n’ait aucune marque de cigare dédié au marché français. Il a donc chargé Gilbert Belaubre et la SEITA d’y remédier, et Quai d’Orsay est née à Cuba !

Depuis, la marque était tombée quelque peu de en désuétude… jusqu’à peu ! Entre les éditions régionales régulières et surtout les deux nouveaux « Quai d’Orsay 50 » et « 54 », la marque connaît un renouveau bienvenu !

Quoi qu’il en soit, il est devenu relativement difficile de trouver des vitoles de leur production régulière qui ne compte plus que ce Coronas Claro, celui que je m’apprète à déguster à une petite dizaine d’années.

Drapé d’une cape fine colorado claro, ce corona a fière allure : bien rempli tout en restant souple il sent bon le bois précieux… le tout s’annonce gourmand !

Dégustation

A cru, du bois précieux et de la brioche. Nous sommes donc sans surprise dans la palette aromatique typique de Quai d’Orsay, palette que les amateurs de la marque aiment tant à savoire de la gourmandise, de la douceur, et sans exclure de la richesse aromatique !

Après une première bouffée légèrement piquante, la fumée se fait suave et le tirage cubain est juste parfait. Côté arômes, si le bois précieux se confirme il est accompagné d’épices douces typées poivre rouge. Ce Coronas claro reste doux et aromatique, un véritable exemple de finesse et d’équilibre !

Les épices du premier tiers deviennent de plus en plus gourmandes et me rappellent ces thés contenant de la guarana, le bois se fait de plus en plus discret au profit d’arômes torréfiés, de chocolat noir et de quelques touches plus lactées en fin de bouche. Cette vitole tient pleinement ses promesses gourmandes alliant la finesse, l’équilibre, et des arômes marqués… douceur ne signifie pas absence de personnalité !

Derniers tiers, l’évolution est présente tout en restant fondu, pas d’à-coups dans cette dégustation mais de lentes évolutions maîtrisées de bout en bout. La torréfaction est alors plus marquée, le poivre se renforce également.

Avec une logique implacable, le dernier tiers de cette vitole est plus corsé, tout en restant fin. C’est donc à contre-coeur que j’abandonne mon Coronas Claro à deux bon centimètres de la fin mais l’accumulation de nicotine faisant, il devenait amer et deux dégazages n’y ont rien fait…

Épilogue

Décidément, je peine à conclure mes articles tant je dis tout ce que je pense pendant la dégustation.

Je me suis clairement régalé et mon seul regret est de n’avoir pris qu’une seule vitole lorsque j’étais en civette… Par ailleurs, on peut bien entendu déplorer qu’un corona soit à plus de dix euros, prix qui ne fait qu’augmenter à chaque décret puisque si certaines vitoles y échappent ce n’est pas le cas de ce Coronas Claro  !

Je n’en ai pris qu’un… et alors après tout ?

A peine le regret de n’avoir pris qu’une unique vitole passé qu’aussitôt je me réjouis d’avoir pu la déguster. C’est également ça à mon sens le plaisir épicurien, la réjouissance de ce que l’on a pu déguster, sans regretter inutilement ce que l’on ne dégustera pas… ou plus !

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