San Cristobal de la Habana – La Punta

SCDH La punta
Prologue

Cape / Sous-cape / Tripe : Cuba

Prix : 12€

J’avais déjà dégusté un de ces San Cristobal, une boîte de mai 2003, qui m’avait déçu car totalement insipide. Lors de mon passage chez Royal Cigar au Pas-de-la-Case, je vois une boîte de juin 2003, et même avec mon échec précédent en tête, je ne résiste pas et en prendre un… grand bien m’en a pris j’aurais dû en prendre plus !

D’extérieur, j’aime bien cette vitole à la cape colorado, qui manque un peu de gras certes, mais qui présente bien et sent bon (type bois précieux, légèrement brioché). La bague classique de cette marque ne tranche pas avec la cape mais s’associe bien à celle-ci, le tout montrant un certain classicisme cubain… Tout ce que j’aime !

Arômes et Construction

Je me suis régalé ! Ouverture boisée (type bois précieux) avec quelques épices discrètes, le cuir fait rapidement son apparition, un terroir très animal typiquement cubain apprécié !

Dès le 2/3, le bois précieux reste présent certes mais la brioche fait son apparition : à l’animal succède le pâtissier, la transition vers le dernier tiers se fait alors par un peu de poivre qui redonne de la puissance à la dégustation qui avait trouvé son rythme de croisière. La fin de la dégustation restera dans la même veine : du bois précieux, un peu d’épices, le tout sur un fond très brioché, rond en bouche.

Côté construction, rien à reprocher, une combustion régulière, sans extinction, une fumée longue en bouche, non asséchante pour un rendu excellent !

Epilogue

Que diable s’est-il passé entre juin et mai 2003 pour que la dégustation soit à ce point différente ? Aucune idée… mais tant mieux, cette dégustation me réconcilie avec cette vitole. Il en faudra donc une prochaine pour faire de nouveau pencher la balance dans un sens ou dans l’autre !

Affaire à suivre donc…

Quai d’Orsay – Robusto Diplomatico ER France (2015)

Prologue

Cape / Sous-cape / Tripe : Cuba

Prix : 12,90€

Cigare fumé en regardant la finale de l’UEFA, c’était une occasion d’allumer une édition régionale !

Je commence par ma conclusion : quelques notes positives lors de la dégustation, mais souvent je me suis ennuyé et j’ai été déçu du final… Oui oui je parle toujours du cigare !

Arômes et Construction

L’allumage donne le ton : nous jouerons avec des arômes pâtissiers ! La dégustation commence donc sur des notes briochées, un peu vanillées. Une rétro-olfaction donne des fruits secs, rétro-olfaction agréable, elle réveille ce foin qui peine à démarrer ! Au second tiers, le cigare sort (enfin) de sa léthargie avec un peu de bois, la structure reste briochée, un peu épicée, mais le bois précieux prédomine largement. Dernier tiers, ce qui s’annonçait comme du pain grillé pendant quelques bouffées se transforme en amertume, le dégazage n’offrira qu’un cours répit…

Côté construction, une extinction ou deux du à un manque de remplissage. A noter à titre anecdotique, mais révélateur, que lors du soulèvement de la bague d’ER, la cape se déchirera à cause d’une colle mal placée par le torcédor qui débordait sur la vitole…

Conclusion

« Trop jeune », je me suis fais cette réflexion à plusieurs reprises, mais le problème principal de ce cigare est son manque de personnalité, une lacune que le temps ne peut corriger ! A ce prix, je ne pense pas revenir vers ce cigare, j’aime pourtant bien les vitoles douces et les arômes pâtissiers et là ils sont bien fait mais la liga est trop incertaine, effacée…

Partagas – 8-9-8 (Lonsdale)

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Prologue

Cape / Sous-cape / Tripe : Cuba

Prix : 13,40€

Un classique du répertoire cubain et du monde cigaristique dans son ensemble, j’ai (enfin) l’occasion de le déguster. C’est ce qui est génial lorsque l’on fume le cigare depuis pas (si) longtemps : il y a encore plein de super choses à découvrir !

Comme beaucoup de monde avant moi, je me suis pris une claque avec ce Partagas, dont le nom m’intriguait au début, le Larousse des cigares m’en a dévoilé l’origine : dans la boîte, 8 vitoles au premier étage, 9 au second, 8 au dernier.

Avant d’entrer dans le vif du sujet, merci à Alex pour ses photos qui illustrent ici mon article !

Arômes et construction

A cru, les arômes sont orientés vers le bois et les épices, ce seront là les premières saveurs que l’allumage dévoilera ! Il y aura un rapide gain en puissance, gain qui s’accompagne de notes poivrées et torréfiées. La suavité est immédiate, évidente… pour mon plus grand plaisir !

Au second tiers cette puissance se confirme, ça me fait penser au Corona Senior qui avait un second tiers très puissant mais maîtrisé. Côté arômes, le poivre et le café torréfié restent présents, le bois également mais il passe au second plan. A noter l’arrivée de touches de sous-bois : on est dans un terroir typiquement cubain que j’apprécie, c’est superbement fait… puissant mais maîtrisé, aromatique, une magnifique pièce, je m’éclate !  Fin du second tiers et rétro-olfaction qui met l’accent sur du bois, et -surprise- quelques notes fleuries. Le dernier tiers commence, la puissance se calme un peu, les arômes restent dans la même veine, le poivre se calme et du cuir fait son apparition.

Au final une construction impeccable bien qu’un poil trop serrée, un seul dégazage au dernier tiers qui suffira à écarter l’amertume que je commençais à entrevoir.

Epilogue

Un peu plus de deux heures de plaisir, j’ai dû attendre un voyage en Andorre pour déguster cette vitole… je ne sais pas si je parviendrais à attendre le prochain pour renouveler l’expérience !

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Sancho Panza – Bachilleres

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Prologue

Cape / Sous-cape / Tripe : Cuba

Module dont la production a été stopée en 2006 j’en ai déniché une paire en Andorre, pour 3€ l’unité : j’aurais dû en prendre bien plus ! J’ai déjà dit ce que je pensais des Sancho Panza d’exterieur, je reste sur mon avis : j’aime la bague hors du temps, la cape est classique mais bien faite, tout cela montre un savoir-faire qui ne cherche pas à impressionner par des fioritures… c’est ce que j’aime !

Arômes et construction

Côté construction, rien à reprocher, allumage aisé à l’allumette, pas d’extinction ni de biseau. La fumée est ample, longue en bouche, tapisse bien le palet sans l’agresser, et le volume est impressionnant pour un si petit module : je m’éclate dans cette dégustation !

Je m’éclate tellement que je déguste sans prendre de notes, je profite juste de la dégustation et apprécie chaque bouffée, étant donné la taille du module, je ne veux passer à côté de rien ! Les arômes qui se dégagent sont tantôt sur du miel, tantôt sur du bois précieux, en passant par des fruits secs, le tout de façon très ronde, structurée… C’est excellent ! Ces arômes sont bien faits, achevés, on ne reste pas sur notre faim. Complexité, finesse… des modules comme ça j’en veux bien tous les jours !

Epilogue

Bon je ne vais pas en rajouter une couche je me suis éclaté lors de cette dégustation. Rassasié, à la fin du module je me dis tout de même que j’en aurais bien allumé un autre… ou apprécié 5 ou 6 centimètres de plus !

Vivement que je repasse au Pas de la Case, j’espère qu’il en restera, mais si vous avez la chance d’en croiser, n’hésitez pas !

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