Bolivar – Gold Medal (Lonsdale)

BolivarGM
Prologue

Cape / Sous-cape / Tripe : Cuba

Vendredi soir, soirée rugby et vitole de prévue, mon invité arrive et sors de son sac ce sachet hermétique typique que nous connaissons et utilisons tous pour transporter nos cigares, à l’intérieur je les vois, recouverts de leur enveloppe dorée, ils sont magnifiques ! Les Bolivar Gold Medal, des Lonsdale à la superbe réputation, ils sont aussi beaux qu’ils sentent bon… « si tu veux fumer un gold medal, c’est le moment », il n’en faut pas plus pour me convaincre, merci mon ami !

Dégustation

Se priver d’une dégustation à cru serait dommage, du boisé, déjà la brioche se laisse apercevoir. Dès l’entame les arômes dégagés sont élaborés, on reste dans quelque chose de très boisé à l’arrière-goût parfumé, presque floral, c’est très, très bien fait. Dès le premier centimètre passé la rondeur est mise en place, la longueur en bouche aussi, les deux sont remarquables, la brioche fait alors son apparition, elle ne quittera plus la dégustation.

Au final le lonsdale n’évoluera pas énormément lors de la dégustation, mais quand c’est aussi bon on pardonne volontiers cette linéarité ! A noter tout de même des amandes légèrement grillées qui apparaissent au second tiers, un peu de fruits secs… vous l’aurez compris on reste dans la douceur, le sucré, sans être fadasse, loin de là !

Epilogue

Bon, je ne m’en suis pas caché, je me suis régalé pendant presque deux heures ! Si la vitole n’évolue pas énormément, et n’a pas de puissance soutenue, on lui pardonne volontiers étant données la finesse et la rondeur délivrée !

Pour conclure, si vous avez la chance de croiser la route de ce cigare n’hésitez pas, prenez-en autant que possible ! Merci encore à mon compagnon de dégustation, je ne sais pas si j’aurais une autre occasion d’en fumer un, mais celui-ci m’a plus que ravi !

Pitbull – Carlito (Grand Robusto)

Photo captured with RAW for iPhone & iPad

Prologue

Cape / Sous-cape / Tripe : Nicaragua

Prix : 13€

« Le silence fait partie de la dégustation d’un module » écrit Cyril Pelletier dans le petit Larousse des cigares, j’allume ce Carlito alors que B.B. King entâme un morceau, la communion est là, même si c’est au son des guitares…

Dégustation

Le premier tiers du Carlito me scotch au fond de la chaise, j’ai l’impression d’être dans un avion qui va décoller, de mémoire ça ne m’est jamais arrivé, pas autant, pas comme ça… Wahoo. Ouverture franche et suffisament puissance, ça part, vous le savez, dans du boisé, très épicé, le tout sur un fond giboyeux. Le divin arrive, l’avion décolle, si ce pitbull a la réputation de commencer fort avant de se calmer, ce n’est pas mon rensenti sur cette dégustation : démarrage modérément puissant, mais ça s’emballe ensuite.

Très animal, les saveurs gibier-épicées restent là, mais s’accompagne de poivre très prononcé. Le cigare trouve alors son rymthe de croisière : « Wahoo » encore, mais cette fois, « wahoo qu’est-ce que c’est fort ! ». Le cigare reste alors sur du poivre alors que les aspects épicés s’effacent au profit de torréfié… Au final pleinement rassasié j’abandonne ce cigare à trois bon centimètres de la fin, sans l’écraser bien entendu !

Epilogue

Je pense que le moment et l’accompagnement étaient mal choisis pour accompagner cette vitole : après midi après un repas qui n’était pas spécialement copieux. Après un bon repas, accompagné d’un whisky tourbé, la dégustation doit être exceptionnelle… A coup sûr je reviendrai vers ce Pitbull ! 

[FOCUS] Social Humidor

Cigare et smartphone, l’association ne va pas forcément de soi !

D’un côté la suspension du temps, la lente dégustation, l’évasion… de l’autre l’hyper-connexion, les notifications incessantes, les sonneries et rappels qui nous ramènent inexorablement au concret, au « tout et tout de suite »… Enfin bref, deux mondes qui ne semblent pas aller ensemble, et pourtant…

Et pourtant quelques applications et logiciels existent, que ça soit pour régler et surveiller son humidité à distance, gérer une cave faite de centaines de boîtes… Présentation ici de Social Humidor, celle que j’utilise.

Gérer sa cave

Cette application vous permet tout d’abord de consigner l’ensemble de vos vitoles, prix, lieu d’achat, date, bientôt le code boîte… Bref, jusque-là rien de bien indispensable, sauf à avoir une cave si grande que l’on ne se souvient plus de son contenu !

Personnellement ce qui m’intéresse davantage est le calcul du temps de cave, puisqu’à partir du jour où on indique l’achat, Social Humidor se charge de tout comptabiliser. Bien pratique lorsque l’on sait que l’on a un cigare qui se repose depuis un bout de temps, mais que l’on ne saurait dire combien !

A noter également une possibilité de tenir une wishlist pour la prochaine sortie en civette si l’on sait que l’on avait entendu parler d’un module sans se rappeler du nom.

Prise de note

Ces cigares consignés… sont bien entendu fait pour être fumés ! SocialHumidor permet également de prendre des notes sur les vitoles fumées.

Si les livres de Thomas Wormer sont plus beaux, on ne les a pas forcément sous la main lorsqu’en terrasse une vitole est allumée ! On peut alors prendre plusieurs notes, et même consulter celles de nos amis qui souhaitent les partager, et in fine, donner une note au cigare fumé.

SH 3#

Social

Ce n’est pas la fonctionnalité que j’utilise le plus : si vos amis utilisent l’appli vous pouvez consulter leur humidor, dégustations et prises de notes. Certains partagent même cela de façon publique… ce n’est pas trop ma tasse de thé !

SH 2#

Trouver des cigares et des lieux

Comme indiqué dans l’article sur la notation des cigares, une moyenne des notes des utilisateurs est faite, ce qui permet d’en faire ressortir certaines. Les têtes du classement sont connues et souvent hors Cuba : dans le top 20, seulement 5, et par exemple le 898 Partagas que l’on voit en 4ème position est la version dominicaine, idem pour le Siglo IV… si ça ne peut qu’étonner un Européen, ça s’explique vraisemblablement par le nombre d’américains sur l’application.

Enfin, et là c’est un gros atout de l’appli, une carte des fumoirs européens ! On y remarque d’ailleurs le désert français en la matière…

SH 4#

Conclusion

En somme ce n’est pas une application indispensable, mais ça peut être pratique. Personnellement, je m’en sers essentiellement pour tenir comptabiliser le temps de cave de mes vitoles et prendre des notes lors des dégustations… dans l’attente d’avoir l’occasion me servir de la carte des fumoirs !

Pour conclure, il est possible de suggérer des cigares, fumoir, ou encore de faire un feedback sur l’appli. J’ai eu quelques échanges avec le créateur qui tient à jour celle-ci étant un passionné suisse fort sympathique !

Punch – Coronation (Petit Corona)

Prologue

Cape / Sous-Cape / Tripe : Cuba

Prix : 5,20€

23h30, installés en terrasse nous profitons de l’air doux qui annonce discrètement l’été . Je commande un verre de Botran et ouvre mon tube en me remémorant l’association désastreuse entre ce rhum et un Siglo I, le Punch ayant un caractère plus affirmé ça devrait être mieux, tout du moins je l’espère ! Je vous fais grâce du suspense : les deux se répondront bien, mais sans création d’alchimie, la somme de un et un ne fera que deux ici.

D’extérieur la vitole est belle, bien remplie et avec une cape tendue. Le tube lui a fait son office de conservation en vase clos puisque le cigare sent bon, ce qui laisse présager des arômes intenses, fins et biens construits.

Arômes

Voilà un cigare évolutif qui ne cesse de gagner en puissance tout au long de la dégustation. Le tirage à cru révèle du cèdre et des épices, arômes qui seront confirmés dès les premières bouffées  ! En effet l’entame se fait sur des épices fortes en bouche, soutenues par du bois, le tout s’accompagnant d’arômes fleuris. Ces touches fleuries se transforment alors en miel au second tiers, miel accompagné de fruits secs.

Le divin est alors plus rond en bouche, brioché, bien fait : la vitole se montre au mieux de sa forme dans cette seconde partie qui ne peut qu’emballer l’aficionado !

Suite logique, le dernier tiers s’amorce, il qui m’avait laissé un mauvais souvenir lors de la première dégustation. Mince ça recommence avec de l’amertume ! Dégazage rapide, l’amertume se calme, laissant alors place à une rondeur en bouche entretenue par des saveurs briochées et boisées. Je redoutais ce dernier tiers, à juste titre car l’amertume est revenue une fois ou deux , mais je ne m’attendais pas à ce retournement de situation en faveur de la vitole : tant mieux !

En somme, côté arômes c’est bien fait, la puissance est maîtrisée, c’est franc et fin, du bon cubain !

Epilogue

Je saute volontairement l’étude de la construction de la vitole : une fumée suffisamment longue en bouche sans être remarquable, des cendres suffisamment compactes sans être remarquables… En bref c’est ce que l’on attend d’un cigare mais rien de plus.

Au final je n’attendais rien de précis de cette dégustation, j’ai donc été agréablement surpris par ce cigare, et ai passé un super moment !