Saint Luis Rey – Regios

Prologue

Cape / Sous-cape / Tripe : Cuba

Prix : 8,90€

D’extérieur, ce Regios est plutôt beau, une cape lisse et soyeuse mais qui n’est pas hors du commun non plus ! Une rapide dégustation à cru qui dévoile des arômes boisés, et allumage au briquet torche alors que l’après-midi touche à sa fin les couleurs du ciel s’étirant peu à peu… Le moment est bien choisi, espérons que la vitole soit à la hauteur !

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Arômes

Ouch le premier tiers s’ouvre sur du piquant, qui disparaît heureusement après deux bouffées. Le cigare dévoile alors des saveurs torréfiées, légèrement cacaotées et un important panache de fumée.

La transition vers le second tiers se fait via du bois précieux, bois qui sera rapidement éclipsé par le poivre qui domine le divin. La fin du second tiers laisse entrevoir des touches animales type suint/gibier.

Ces  dernières saveurs sont les bienvenues alors que la puissance continue de monter dans le dernier tiers qui ne maîtrise plus celle-ci… dommage !

Construction

Pas mal de biseaux mais rien de bien grave, ce qui est à retenir est bien plus le panache de fumée constant tout au long de la dégustation : panache tant important qu’il est doux !

Epilogue

Après une première moitié qui m’a enchanté, je finis la dégustation déçu par la seconde moitié qui ne développe plus les arômes pâtissiers que laissait espérer le premier tiers… Si de façon générale le temps améliore les vitoles ça semble être particulièrement le cas pour ce Regios, il faudra donc que je passe ne prendre une paire en civette puis que je les laisse patienter pendant longtemps… très longtemps !

Juan Lopez – Seleccion n°2 (Robusto)

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Prologue

Cape / Sous-cape / Tripe : Cuba

Prix : 10,60€

Que dire de ce Juan Lopez… Un classique parmi les classiques ? C’est peu dire ! Ce robusto conquiert depuis de nombreuses années les amateurs et continue de séduire les nouveaux, rares sont ses détracteurs ! (je ne pense d’ailleurs pas en avoir déjà rencontré)

Ces traits expliquent que la dégustation sera ici courte, je vais tout de même tenter d’être méthodique dans celle-ci.

Arômes & Construction

L’ouverture se fait sur du bois préssenti lors du tirage à cru. Ce bois est alors accompagné de cuir tanné et de note type humus.

La vitole enchaine les tiers de manière fondue en toute finesse, la consommation lente permet d’apprécier chaque bouffée et avant de s’en rendre compte le second tiers est entamé. Celui-ci reste sur du bois précieux très prononcé accompagné de saveurs musquées : des épices sous tiennent alors le tout qui pour une grande puissance en bouche, une vitole puissante mais maîtrisée !

Le dernier tiers commence dans la même ligne que les deux précédents : du bois précieux, un côté animal prononcé, avec du poivre qui se fait présent, si celui-ci était discret tout au long de la dégustation (on le retrouvait au détour d’une bouffée par moments), il se fait ici plus puissant. Sur ce point, je peux relater différentes expériences : lors de la première j’ai accompagné le cigare d’un Nikka White après un copieux repas, lors de la seconde c’était un apéritif anisé et des olives, au moment de l’apéritif donc. Si la première dégustation était rassasiante sans être trop puissante, la seconde l’était trop ! (sans que cela ne nuise à la performance globale de la vitole bien entendu)

Côté construction, il ne sera fait que des éloges (comme pour le reste de cette dégustation me direz-vous avec raison !). Une fumée ample, longue en bouche, qui sent très bon et n’assèche pas… Un tirage parfait qui n’est ni « cubain » ni trop ventilé… Je ne vois rien à ajouter !

Epilogue

Vous l’aurez compris, ce cigare m’a conquis, m’enchante et continue de me ravir dégustation après dégustation, ce qui est le cas pour la plupart des amateurs. Nous ne pouvons donc qu’espérer  quela liga reste bonne et que cette vitole continue d’être facilement trouvable en civette !

Sancho Panza – Non Plus (Corona)

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Prologue

Cape / Sous-cape / Tripe : Cuba

Prix : 6,90€

Ils me font de l’oeil ces cigares à la bague inchangée, hors du temps, vintage pourrions nous dire, et contrairement à ce qu’affirme l’Amateur du cigare, absolument pas « sans effet »*.

« Sancho Panza », cette marque réveil en beaucoup le souvenir des Molinos, souvent bouchés certes, mais qui s’affirmaient en finesse lorsqu’ils pouvaient s’exprimer… De cette marque passée de main en main au fil des siècles et qui a réussi à survivre contre vents et marées*, il ne reste aujourd’hui plus que deux vitoles produites : le Belicosos, et le Non Plus, dont nous allons dresser un portrait aujourd’hui.

D’apparence, la cape ne luit pas, on la préfèrerait certes plus grasse mais elle est à l’image de la bague : franche, dénuée de bling bling, l’appréciation de ce caractère est à l’appréciation de chacun, en ce qui me concerne je suis conquis !

*voir « Havanoscope 2016 »

Arômes

Ayant attendu toute l’après-midi d’être coupé du vent pour déguster cette vitole je m’emballe et oublie de déguster à cru, ce n’est pas bien grave, passons donc aux premières saveurs qui se dévoilent sitôt la vitole allumée au briquet-torche.

Le premier tiers s’ouvre sur du bois ainsi que sur du poivre fort ! La force de celui-ci est impressionnant, pas dérangeant mais j’espère tout de même que cela ne durera pas toute la dégustation sans quoi j’y laisserai mes papilles ! Peuvent aussi être cités les arômes terreux qui structurent la vitole ainsi que, discrètement, des arômes pâtissiers qui tentent de percer, ils sont alors trop faibles pour mieux les identifier.

Le second tiers leur permet alors de s’exprimer, le poivre s’est effacé, bien qu’on le retrouvât au détour d’une bouffée, et le bois s’est estompé n’occupant plus en bouche que l’arrière-goût. Ce sont alors les arômes pâtissiers qui prennent le pas, c’est très brioché, un peu sucré, type miel ou saveurs florales. Ce second tiers donne plus de rondeur à la fumée, c’est alors très agréable et cela tranche après le piquant du premier tiers.

Le dernier tiers fait la synthèse en quelque sorte des deux premiers, puisque la brioche à son tour sera reléguée à l’arrière-plan, les arômes sont alors torréfiés, ce qui permet un final en beauté hautement rassasiant !

Construction

Cette vitole ne souffre d’aucun défaut de construction, on peut relever une petite extinction en fin de dégustation mais ça ne saurait ternir la prestation générale : combustion régulière, tirage aisé sans être trop ventilé, rien à reprocher !

La fumée n’est pas remarquable par sa quantité ni par sa longueur en bouche, en revanche quelle douceur ! Très soyeuse celle-ci permet de faire oublier que le panache de fumée est ordinaire, de même cela permet d’arrondir les premières saveurs piquantes qui pourraient être désagréabes sans cette douceur.

Epilogue

J’ai vraiment passé un bon moment avec Sancho Panza, quel dommage qu’il n’y ait pas davantage de vitoles de cette marque !

Pour se concentrer davantage sur le Non Plus, il peut être relevé deux choses en guise de conclusion. D’une part, ce cigare est bon, franc et sans bling-bling, il se fait un très bon compagnon d’apéritif ou d’après-midi, pour moins de 7€ c’est vraiment un bon rapport qualité/prix, il va sans dire que j’en replacerai dans mon humidor, peut-être même en quantité pour prévenir d’une éventuelle rupture !

D’autre part, il y a une certaine frustration qui accompagne cette vitole, il lui manque quelque chose… de la finesse ? un brin de folie ? Ce je-ne-sais-quoi qui fait défaut permettrait à ce Non Plus d’atteindre réellement le niveau supérieur. A partir de là il n’y a qu’un pas à faire pour arriver à la conclusion qu’un Non Plus de gamme supérieure est tout simplement un Molinos…

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AVO – Heritage (Robusto)

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Prologue

Cape : Equateur Sungrown

Sous-cape : Rep. Dominicaine

Tripe : Rep. Dominicaine

Prix : 8€ et quelques

Cigare acheté en sortie de civette, il me plaisait à l’oeil, une belle cape et j’avoue que je suis séduit par la bague. Plus tard dans mon humidor, je me rend compte qu’il sent fort, ça ne fait que quelques semaines qu’il patiente, tant pis je le décapite il ne se reposera plus ! Là était peut-être l’erreur car cette vitole fut un échec… Histoire de ne pas rester sur un échec je reprendrais peut-être cette vitole pour me faire un second avis, mais il lui faudra du repose, beaucoup de repos.

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Arômes

A l’allumage du cuir, mais quelle « puissance », toute la tannerie passe dans la vitole ! J’évoque une puissance, mais c’est bien plus de l’âcreté, je dégaze une fois, deux fois… bon ça part enfin après cinq ou six bouffées. Ce cuir associé à de l’humus se fait alors plus « doux » malgré des soubresauts fréquents très désagréables.

Second tiers, c’est plus végétal, le cuir disparaît et l’humus se fait oublier quelques instants, l’amertume revient, je (re)dégaze et l’amertume très piquante s’estompe.

Le dernier tiers commence, l’humus revient, l’amertume aussi, dernier dégazage, je fume une petite moitié de ce dernier tiers avant d’abandonner cette vitole sans état d’âme. 

Construction

Rien à reprocher, le tirage est bon, la fumée n’est pas courte en bouche mais est souvent piquante, parfois asséchante.

Epilogue

Je ne pense pas que l’on puisse classer cette vitole dans les « mauvaises » mais mon expérience le fut. Il faudra certes que je retente l’expérience avec plusieurs mois de cave pour calmer cette puissance non maîtrisée pour ce pas dire cette âcreté (mais ne restera t’il pas que de l’ennuie alors ? ).

Enfin, le rapport qualité/prix, pour 8€ il y a des cigares bien meilleurs qui ne souffrent pas des défauts de celui-ci, en bref : un mauvais rapport qualité/prix !

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